jeudi 12 juillet 2007

Mon stage de merde

Et oui, faut bien finir par en parler de celui-là !!! C'est bien parce qu'il est merdique que j'en parle jamais. Déjà qu'il est inintéressant au possible pour moi, je ne peux avoir que du mal à en faire une description objective, et qui plus est, positive. C'est impossible ! Le duo blonde et française ici doit être synonyme de conne et re-conne, soit ultra conne. Les mecs t'as toujours l'impression que parce que tu ne parles pas grec, t'es neuneu. Allez savoir pourquoi ! Mon stage est donc un entraînement à la patience et à la diplomatie en anglais. Patience dans le sens où je passe des journées entières assise, devant mon PC, avec des gens qui tout autour de moi ne parlent que grec. A fortiori ils sont dans leur pays, je ne vais pas leur repprocher de parler leur langue, mais c'est extrême quand même et je me sens transparente dans ce bureau à la con. Une journée entière avec juste "Kalimera sas" ou "Yassas" (=bonjour à vous, salut pour plusieurs personnes) pour le matin, et puis le soir "Yassas" ou "Yaaa" (=la même, ou l'abréviation)... et donc, ben ça fait pas beaucoup ! J'essaye de varier les plaisirs, alterner ces trois expressions, bon mais on tourne vite en rond. La meilleure ce matin, j'arrive comme d'hab, je dis "yassas", et là y'a un des grecs qui me demande en anglais si c'est tout ce que je savais dire en grec... histoire que je me sente encore plus conne, merci ! je lui ai répondu que j'avais appris quelques trucs, mais que globalement "den katalaveno ti pota", ce qui signifie "je ne comprends rien". Ouh là là je l'ai scotché ! La petite blond french girl a fait une phrase ?? c'est pas possible... Ils sont vraiment cons ou quoi ces gens ; mon optimisme naturel pour le genre humain me dit que non, laissons leur une chance, ne les classons pas encore dans la catégorie "cons". Bref, j'ai toujours pas parlé de mon stage en fait. Les grecs au quotidien, c'est quelque chose quand même ! Autre exemple, ils n'ont pas du tout la même notion de la politesse que nous je crois. A chaque fois que tu traverses une route, sur un passage piéton ou pas d'ailleurs c'est pareil, c'est prendre le risque de mourir. Hallucinant, je me demande même pourquoi ils s'emmerdent à peindre des passages piétons. C'est peut-être juste pour signaler qu'à ces endroits-là, on ne meurt pas, on devient juste handicapé. Mais être handicapé ici, ceci-dit, c'est mort dans la semaine qui suit, tellement il n'existe pas d'équipements pour les gens handicapés. La malpolitesse, c'est aussi continuer son chemin alors que tu es déjà au niveau de la porte et que ça passe pas à deux ; se faire lâcher la porte dessus quand tu rentres juste derrière quelqu'un dans un bâtiment ; jeter tout par terre alors que des poubelles sont dans un périmètre de 50m, ne pas dire pardon ni merci comme si tout était normal... Je pète les plombs avec ces cons ! et ça rime ! Et concernant mon stage, euh, Magali, Marie vous vouliez que je vous réexplique, mais je crois que même Alex ou Mathilde peuvent faire ce que je fais cette semaine. Même Léo... Même tous les neuveux nièces, je les prends en vacances si vous voulez ! En ce moment par exemple, je pèse un échantillon, une fois le matin, une fois l'après-midi. Le plus compliqué, c'est que le labo ne dispose pas de balance, donc je me promène à un autre département, je monte et redescends deux étages. Parfois je remets de l'eau dans mon récipient, parce que l'eau à 100°C ça s'évapore ! surtout avec un four qui varie entre 96° et 103°... Mais mon maître de stage m'a dit "mais non, 100 c'est bon, c'est au-dessus que ça s'évapore ! Bah bien sûr... et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu !
Bref, je sens que je m'énerve ; ça n'en vaut plus la peine... Je m'entraîne à maîtriser mon énervement, mais il se pourrait que je me mette à leur parler tous en français un de ces quatre. Voici une photo prise juste devant mon bâtiment, c'est très joli, un peu comme les îles ;-) A ce propos, week-end prochain, Zakintos, dernière grande île Ionienne pas visitée...

lundi 9 juillet 2007

Sud du Péloponnèse

Tout commence le samedi matin, tôt... non en fait, ça commence le vendredi soir, où une petite fête s'improvise, et de fil en aiguille, il est 4h30 du matin. Le temps d'une pita de fin de soirée (c'est la meilleure !!!), et ben ça valait plus le coup de dormir pour prendre un train à 6h. Donc douche, faisage de sac, et go pour la gare avec Thomas, Patrick et moi. Le train a l'air récent, de la taille du TER qui fait Clermont-Pontgibaud, soit 2 wagons à tout péter. Les 4h30 de train c'était 3€70, raisonnable quoi. Bon ben dans le train, dodo... Puis au bout de 1h30, envie de faire pipi, hihi, sauf qu'il n'y avait pas de toilettes dans ce foutu train. Je profite d'un arrêt un peu plus long à Pyrgos pour filer aux toilettes à la gare et revenir, c'était ric-rac. Et comme j'avais bu un frappé avant le départ, j'avais encore envie de pisser 1/2h plus tard, il a fallu ce coup-ci se retenir pendant quasi 2h, ahhhhh !!! A l'arrivée je cours aux toilettes, j'ai même fahi perdre mon sac de couchage qui était tombé de mon sac pendant ma course folle, mais un monsieur me l'avait récupéré, ouf ! (ça c'était le petit clin d'oeil au duvet que j'ai perdu il y a 7 ans dans l'avion entre Athènes et Paris) Kalamata, c'est une petite ville, pas très jolie, avec des gens pas sympas, ça tombait bien on avait prévu de partir rejoindre un village plus au sud, Koroni. Anecdote pour Kalamata, on demande à quelqu'un s'il parle anglais, il répond "yes" et il se casse, et puis deux trois autres personnes du même style après. Mais on finit par trouver la bus station, où le mec du guichet était pas plus aimable que la moyenne à Cacamata ! Voici le parcours du week-end :

Ce qui est en rose, ce sont les trajets en bus, et puis en bleu, les parcours en stop. Le bus c'est plus cher que le train : le trajet entre 1 et 2 c'est le même prix que le train pour 5 fois la distance... Pour Koroni : petite promenade et sieste sur la plage, tel ce chat dans le village :

On repart vers Finikoundas, où le guide du routard indiquait une plage avec du sable rouge. Euh, on l'a pas trouvée ! ou bien on n'a pas la même notion du rouge avec M. Routard ! Trop fun d'ailleurs, c'est un pick-up qui nous a pris en stop, on avait les cheveux au vent. Entre temps, il se trouve qu'Ingrid et Jon devaient nous rejoindre, mais là on apprend qu'ils s'étaient planté de train et étaient partis en direction d'Athènes, et qu'ils seraient à Kalamaka à 23h40 seulement. Le samedi soir, on se pète le bide dans une taverne de cuisine familiale, trop trop bon... Dodo tôt sur la plage de Finikoundas, car la fatigue se faisait ressentir (en plus de la digestion nécessaire). Lever tôt le dimanche, avec pour objectif Pylos. Finikoundas étant un trou pommé, il n'y a pas de bus, on repart à pieds puis en stop ; en fait c'était pas évident de trouver des voitures un dimanche matin dans un coin reculé... Brève promenade à Pylos, car on voulait rejoindre Gialova, où le guide du routard indique une lagune avec des animaux en tout genre et de tout pays. De Gialova, on marche on marche on marche, et puis on n'a pas trouvé la lagune en question, et il faisait chaud, donc on a fini par s'arrêter à la plage. Elle devait être pas loin, car on a croisé un panneau peu ordinaire !

Opération plage donc, et puis après il était l'heure de commencer à faire du stop, car bien sûr les horaires de bus, ça collait pas avec notre train. On a roulé sans soucis, et on a eu le train largement. Et re- 4h30 de train à la con, celui-ci avec des toilettes. Mais j'ai pas eu besoin du trajet ;-) C'est en attendant le bus à Patras qu'on est enfin tombé sur Ingrid et Jon, qui revenaient de Korinthos...
Bilan : week-end sympa et fatigant.

lundi 2 juillet 2007

mais j'aime bien les p'tits messages !

voilà, vous pouvez vous défouler sur cet article, pour que j'ai des messages de plein de gens ; comme ça quand j'ouvre mon blog, j'ai l'impression que quelqu'un est venu lire !
Bisous