Et oui, faut bien finir par en parler de celui-là !!! C'est bien parce qu'il est merdique que j'en parle jamais. Déjà qu'il est inintéressant au possible pour moi, je ne peux avoir que du mal à en faire une description objective, et qui plus est, positive. C'est impossible ! Le duo blonde et française ici doit être synonyme de conne et re-conne, soit ultra conne. Les mecs t'as toujours l'impression que parce que tu ne parles pas grec, t'es neuneu. Allez savoir pourquoi ! Mon stage est donc un entraînement à la patience et à la diplomatie en anglais. Patience dans le sens où je passe des journées entières assise, devant mon PC, avec des gens qui tout autour de moi ne parlent que grec. A fortiori ils sont dans leur pays, je ne vais pas leur repprocher de parler leur langue, mais c'est extrême quand même et je me sens transparente dans ce bureau à la con. Une journée entière avec juste "Kalimera sas" ou "Yassas" (=bonjour à vous, salut pour plusieurs personnes) pour le matin, et puis le soir "Yassas" ou "Yaaa" (=la même, ou l'abréviation)... et donc, ben ça fait pas beaucoup ! J'essaye de varier les plaisirs, alterner ces trois expressions, bon mais on tourne vite en rond. La meilleure ce matin, j'arrive comme d'hab, je dis "yassas", et là y'a un des grecs qui me demande en anglais si c'est tout ce que je savais dire en grec... histoire que je me sente encore plus conne, merci ! je lui ai répondu que j'avais appris quelques trucs, mais que globalement "den katalaveno ti pota", ce qui signifie "je ne comprends rien". Ouh là là je l'ai scotché ! La petite blond french girl a fait une phrase ?? c'est pas possible... Ils sont vraiment cons ou quoi ces gens ; mon optimisme naturel pour le genre humain me dit que non, laissons leur une chance, ne les classons pas encore dans la catégorie "cons". Bref, j'ai toujours pas parlé de mon stage en fait. Les grecs au quotidien, c'est quelque chose quand même ! Autre exemple, ils n'ont pas du tout la même notion de la politesse que nous je crois. A chaque fois que tu traverses une route, sur un passage piéton ou pas d'ailleurs c'est pareil, c'est prendre le risque de mourir. Hallucinant, je me demande même pourquoi ils s'emmerdent à peindre des passages piétons. C'est peut-être juste pour signaler qu'à ces endroits-là, on ne meurt pas, on devient juste handicapé. Mais être handicapé ici, ceci-dit, c'est mort dans la semaine qui suit, tellement il n'existe pas d'équipements pour les gens handicapés. La malpolitesse, c'est aussi continuer son chemin alors que tu es déjà au niveau de la porte et que ça passe pas à deux ; se faire lâcher la porte dessus quand tu rentres juste derrière quelqu'un dans un bâtiment ; jeter tout par terre alors que des poubelles sont dans un périmètre de 50m, ne pas dire pardon ni merci comme si tout était normal... Je pète les plombs avec ces cons ! et ça rime ! Et concernant mon stage, euh, Magali, Marie vous vouliez que je vous réexplique, mais je crois que même Alex ou Mathilde peuvent faire ce que je fais cette semaine. Même Léo... Même tous les neuveux nièces, je les prends en vacances si vous voulez ! En ce moment par exemple, je pèse un échantillon, une fois le matin, une fois l'après-midi. Le plus compliqué, c'est que le labo ne dispose pas de balance, donc je me promène à un autre département, je monte et redescends deux étages. Parfois je remets de l'eau dans mon récipient, parce que l'eau à 100°C ça s'évapore ! surtout avec un four qui varie entre 96° et 103°... Mais mon maître de stage m'a dit "mais non, 100 c'est bon, c'est au-dessus que ça s'évapore ! Bah bien sûr... et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu !
Bref, je sens que je m'énerve ; ça n'en vaut plus la peine... Je m'entraîne à maîtriser mon énervement, mais il se pourrait que je me mette à leur parler tous en français un de ces quatre. Voici une photo prise juste devant mon bâtiment, c'est très joli, un peu comme les îles ;-) A ce propos, week-end prochain, Zakintos, dernière grande île Ionienne pas visitée...
